L’offense est un mythe - blogphilo.fr
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L’offense est un mythe

À l’époque de Marc Aurèle il semble que la notion d’honneur revêtait une valeur qui n’a plus cours aujourd’hui. Ainsi, l’idée d’offense était primordiale et sujet à de nombreux conflits tant internes qu’externes à l’individu.

Nous pourrions en faire alors un point purement contextuel et le reléguer dans le non signifiant dans notre contexte actuel. Cependant, à notre époque, le regard d’autrui sur ce que nous sommes a également une importance exacerbée et par bien des points se rapproche des questions d’honneur. L’offense n’est plus ce qui détruit une maison et doit se régler l’arme au poing mais ce qui menace l’individu de désintégration sociale. Nous avons remplacé la famille par l’individu mais la peine est également cruelle pour celui qui la subit. L’offense a donc toute sa place aujourd’hui.

Elle constitue un problème pour Marc Aurèle dans la mesure où l’extérieur par ce biais a prise sur l’individu et au-delà sur l’humanité. Alors, il convient de se défaire de l’offense en ce qu’elle nuit à l’ordre humain.

L’attitude qu’il préconise consiste, comme à son habitude, à replacer le fait à sa juste place. L’offense n’a d’autre contenu que le sens que j’accepte de lui conférer. C’est mon interprétation et elle seule qui lui donne une consistance. L’offense n’a pas le pouvoir de nous modifier par elle-même, c’est le sens que nous lui accordons qui nous peine. Dès lors, nous ne pouvons que nous blâmer de la peine engendrée. Autrui ne fut au mieux que le révélateur d’un processus qui nous appartient en propre.

Il constate d’autre part que l’offense ne peut avoir de prise sur nous parce que de deux choses l’une : l’offenseur n’a pas la volonté d’offenser ; ainsi, soit par ignorance soit par incompréhension il fait ou affirme quelque chose que nous considérons comme offensant ; dès lors, l’offense reposant sur une erreur est nulle et non avenue. L’autre : l’offense vise à nous déstabiliser mais en ce cas elle témoigne surtout d’un manque de la part d’autrui ; nous nous présentons comme un obstacle pour lui, il ne peut parvenir de lui-même à ses fins par conséquent il tente de nous réduire pour rester seul en piste ; la carence est alors à mettre sur le compte d’autrui et non sur le notre. Dans les deux cas nous échappons à l’offense.

Nous retrouvons bien là une stratégie stoïcienne : ne pas donner prise à l’extérieur.

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